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Quelques mots sur les étudiants, la LRU

Auteurs : Franck William Mbouh 23 March 2009 / 13h57

«  Dans un délais de cinq ans, toute université peut  demander à accéder à l’autonomie dans les domaines budgétaires (art. 50) et de la gestion des ressources humaines, et à devenir propriétaire de ses biens immobiliers »

Ceci est un extrait de l’article de loi relative aux libertés et responsabilité des universités, cette LRU de valérie Pécresse qui a fait sortir les étudiants dans les rues à la mi décembre 2008. Tout a l’air si calme aujourd’hui comme si tout était résolu. C’est même à se demander si les étudiants se rappellent à ce jour, ce pourquoi ils sont descendus dans les rues de paris il y a déjà quelques mois. Rafraîchissons nous  un peu la mémoire :

En quoi cette loi nous concerne, nous étudiants de l’IUT ?

Blocus et manifestations ont-ils été éfficaces ?

Comment ces journées de protestation ce sont organisées ?

Pour l’IUT d’Argenteuil, le mouvement de grève a pour origine  un mail envoyé le jeudi 11décembre au soir par un étudiant GLT . Un mail qui portait sur les actions menées par l’IUT de ParisV Descartes : assemblées générales, grève générale, suspension de cours, rassemblements…Quelles en sont les raisons ? Le flou total ! C’est alors que s’en suit une nuée de courriels en chaîne expliquant le danger d’une loi de reforme des universités. Les jours qui suivirent furent très animés au sein du département GLT de l’IUT d’Argenteuil. D’un coup les étudiants d’Argenteuil se sont sentis concernés et pourtant quelques semaines auparavant ils ne semblaient pas porter beaucoup d’attention et d'intérêt au discours du chef du département Mr Dufrene Patrick qui tirait déjà la sonnette d’alarme sur la question des futurs budgets dédiés aux IUT.

Nous sommes à la mi décembre, c’est bientôt le départ pour les congés de noël et c’est surtout pour plusieurs établissements dont le notre une période d’examen de fin de semestre. Et pourtant les étudiants s’en vont en grève, bien entendu avec la procédure habituelle (AG, vote pour ou contre la grève, programme des actions).

Les amphithéâtres sont pris d’assaut par les étudiants, les cours, voir les examens sont annulés au grand bonheur de certains étudiants. Les non-grévistes en minorité quittent les lieux, laissant  la place aux initiateurs du mouvement et aux membres de l’UNEF pour les préparatifs (banderoles, affiches…) du grand rassemblement sur l’esplanade de la défense. Nous sommes le vendredi 12 décembre 2008, le mouvement n’a pas beaucoup d’ampleur et un prochain rendez vous est fixé pour le Mardi 16 décembre à paris avec les autres IUT.

 

En fait il se passe tant de choses, mais quel en est le but ? Quelles sont les revendications ?quelles sont les peurs des étudiants ?

 

La menace qui plane est une hypothèse posée par certains étudiants et enseignants :

Dans la mesure où les universités deviendraient autonomes dans leur gestion budgétaire et  ressource humaine, les IUT risqueraient de perdre le privilège d’un budget exclusif attribué directement par l’Etat. De plus les universités ayant certaines branches d’étude sous financées s’empresseraient de prélever des fonds dans la part des IUT, réduisant ainsi les moyens de ces derniers, entraînant sans doute la diminution du personnel enseignant (chercheurs) et donc affectant la notoriété des IUT ainsi que la valeur du diplôme.

Dans ce réveil soudain des étudiants, l’UNEF a profité pour glisser d’autres revendications sur le statut de l’IUT, à savoir :

Le maintien du cadre national des DUT

L’augmentation des places en IUT

Le droit pour tout les titulaire d’un DUT de poursuivre ces études en licence.

Des revendications qui semblent un peu flou si on ne se penche pas de près sur la question.

 

Le Mardi 16 décembre 2008, place d’Italie, les gobelins, Maubert mutualité, des milliers d’étudiants d’IUT sont au rendez-vous, les étudiants GLT et QLIO d’Argenteuil sont présents aussi et crient avec force leur mécontentement.

Ils sont très bien conscients qu’en ce qui les concerne, la loi LRU n’aura aucune incidence sur le bon déroulement  de leurs études actuelles. Le combat d’aujourd’hui est pour le salut des générations à venir.

Une petite enquête en parallèle a permis de découvrir que tous les IUT n’étaient pas présent. Certains IUT n’ont pas souhaités adhérer à la mouvement général. Ainsi, pendant que des étudiants manifestaient dans la Rues avec les lycéens d’autres passaient leurs examens de fin de semestre, c’est le cas  de l’IUT de Villetaneuse.

 

En somme la manifestation s’est déroulé sans "accro" avec les forces de l’ordre, elle était bien encadrée, mais il faisait si froid que les manifestants quittaient petit à petit les rangs de la bataille.

Sur les tract que distribuaient les partisans de l’UNEF on pouvait lire « IUT en Danger » ou encore « il faudra ensuite nous retrouver à la rentrée pour continuer à nous faire entendre ! » Mais où sont donc passés ces étudiants si revendicatifs et si préoccupés par la question LRU ? Les manifestations nous ont menés vers quels résultats ? Surtout quand on peut penser que certains étudiants ont voté pour la grève et sont restés chez eux lors des manifestations, leur unique objectif : éviter des cours et retarder les examens. Et aujourd’hui  fin du 2eme semestre, la LRU reste une question en suspens dont on ne se souvient presque plus !

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